LA PRESSE AU XIX° SIECLE

  C'est à la fin du XIXème siècle qu'éclate la première grande révolution médiatique avec la publication de nombreux quotidiens, c'est la diffusion d'une culture de masse de presse qui irrigue tout le territoire et surtout toutes les couches sociales. 

 

  Certes, la presse n'est pas née au XIXème siècle mais on peut dire qu'elle se construit réellement à cette époque. A cette époque la France était sous l'empire de Louis Napoléon Bonaparte qui censurait beaucoup de journaux et soumissait un système d'avertissement assez sévère. En 1868, une loi supprimait ces avertissements, la presse participe à l'affaiblissement de l'empire, ce qui montre l'importance de son audience et son impact. Ce n'est qu'à la proclamation de la III ème République que la presse acquière une liberté avec la loi de 1881 qui garantit la liberté de la publication et de la diffusion des écrits. Les pouvoirs publics n'ont aucun droit sur la presse, les seuls délits qui subsistent sont la diffamation envers un particulier, la provocation directe de crimes et de délits, l'incitation à la désobéissance millitaires, l'offense au Président de la République et la diffamation du corps des consitués. Seul ces limites, qui constituent en faite le respect de la vie privée, doivent être respectées. La liberté de la presse est donc quasi-totale. De plus, la vente des journaux est de moins en moins chère et, est donc accessible à toutes les classes sociales, même à la classe ouvrière. Les progrès techniques, comme l'imprimerie, vont aussi être une avancée majeure au développement de la presse. Les chemins de fer vont permettrent une extansion du réseau donc une amélioration des transmitions d'informations.

 

  C'est à la fin du XIXéme siécle que la popularité acquise par la presse fait sa démonstration avec l'affaire Dreyfus. Nous verrons que la presse va prendre très au sérieux cette affaire et chaque journaux va défendre ses propres convictions. La presse excerce un véritable pouvoir sur l'opinion du peuple et nous allons voir que chaque journal a des opinions diverses, des positions différentes.

  Le XIXème siècle et l'Affaire Dreyfus relèvent des divisions profondes en France. Il est clair que dans cette affaire les journaux ne sont pas neutres, ils imposent explicitement leurs opinions dans leurs écrits. Souvent antisémite, et donc contre Dreyfus, la presse provoquera une montée d'antisémitisme. La plupart des journaux sont Antidreyfusards et attaqueront Dreyfus dès le début en lui attribuant les "unes", il faisait toutes les couvertures et était toujours surnommé " le traitre ". Des caricatures à son encontre ont été publiées dans des journaux tel que L'Eclaire, L'Intransigeant, La Libre Parole, Le Figaro, Le Rire, La Croix, L'Echo de Paris, Le Grelot, Le Cri, Le Chambard. En effet, on distingue deux tendances opposées dans l'Affaire Dreyfus : les Dreyfusards et les Antidreyfusards. La position principale de la France étant pour le parti Antidreyfusard à cause de cette France et de ces journaux antisémites. Zola, un des seuls intellectuels à être dreyfusard, prend le partie du colonel Dreyfus et intervient en écrivant une lettre ouverte au Président de la République qui sera publiée dans L'Aurore le 13 Janvier 1898 dénonçant une série d'officiers et clamant l'innocence de Dreyfus. Cette lettre lui coûtera un an de prison, preuve que la France n'accepte pas d'autre opinion que l'antisémitisme.


D'ailleurs l'Aurore est un des rares journaux dreyfusards avec Le Sifflet qui est le journal principal du parti dreyfusard. Celui du parti antidreyfusard est Psst. Les journaux sont très influents et puissants. Ils ont énormément influencé le peuple à penser comme eux.

L'affaire Dreyfus est vraiment la preuve du pouvoir que la presse a acquis.

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